L'Assemblée du Peuple constitue le Groupe interparlementaire de la République Arabe d'Egypte, représentant de la nation au sein des conférences parlementaires internationales. Ce Groupe vise à l'évolution des relations avec les divers parlements du monde, et leur développement. Un but qui va de pair avec les objectifs et les principes fermement établis de la politique égyptienne, ses institutions et son parlement visant à renforcer la coopération entre les peuples pour consolider la paix internationale. Les membres de l'Assemblée du Peuple constituent l'assemblée générale du Groupe, que préside son président, assisté de ses deux vice-présidents. De même.
Le secrétaire général de l'Assemblée s'acquitte des activités du Secrétariat général du Groupe. Chargé de veiller à l'organisation du secrétariat, il en est responsable devant le président. En qualité de Groupe interparlementaire, l'Assemblée tient périodiquement une réunion annuelle au cours du mois de janvier de chaque année, pour l'étude des affaires courantes, et une réunion extraordinaire selon les décisions de son comité exécutif.
Le Groupe interparlementaire égyptien veille à tenir sa place d'une manière efficace dans toutes les réunions parlementaires tant régionales qu'internationales, au sein de l'Union parlementaire arabe, l'Union des parlements africains et l'Union interparlementaire. Sa contribution dans le cadre de cette dernière est d'autant plus importante que celle-ci est considérée comme l'organisation parlementaire mère, qu'elle joue un rôle important dans la consolidation de la paix et de la sécurité internationales ainsi que dans le renforcement et le rayonnement du rôle des institutions parlementaires dans le monde.
Le Groupe interparlementaire égyptien et l'Union interparlementaire
Le parlement égyptien a veillé d'ailleurs à adhérer à l'Union interparlementaire dès la promulgation de la Constitution de 1923, et la réunion du parlement égyptien en 1924, reflétant ainsi l'intérêt de l'Egypte indépendante à la vie internationale. Elle y a participé activement avec les représentants des parlements du monde entier; tout en veillant à être présente dans tous les organes de l'Union, pour tirer profit de la plate-forme plus étendue de franche discussion des affaires mondiales susceptible de mener à leur solution pacifique, notamment en ce qui concerne les causes égyptiennes.
Le Caire, hôte de la Conférence interparlementaire
L'Egypte, sur cette lancée, a invité à se tenir chez elle, en 1938, une des conférences de l'Union Interparlementaire, et a réitéré son invitation lors des trente cinquième conférences tenues à Oslo. Mais la deuxième guerre mondiale ayant provoqué la suspension des travaux de l'Union ainsi que toute activité pacifique dans le monde, celle-ci n'a pu les reprendre qu'après la guerre.
L'Egypte alors a reformulé son invitation, et la trente-sixième conférence de l'Union interparlementaire s'y tint en avril 1947. Ce fut la première conférence parlementaire internationale réunie dans un Etat d'Afrique et arabe.
En septembre 1997, le Groupe interparlementaire égyptien a accueilli, au Caire, la quatre-vingt-dix-huitième conférence parlementaire internationale, qui a coïncidé avec les mutations cruciales qui se sont déroulées sur la scène internationale, redistribuant les rapports de force, et influençant tant les intérêts des peuples que l'avenir du monde. La Déclaration mondiale de la Démocratie en a été le résultat.
L'Egypte préside le Conseil de l'Union interparlementaire
En 1994, le Dr. Ahmed Fathi Sorour, président de l'Assemblée du peuple égyptien, avait été élu président du Conseil de l'Union interparlementaire. Cette élection fut considérée comme le plus grand honneur, sans précédent, dans l'histoire parlementaire égyptienne. Elle a reflété la haute estime portée par le monde entier à l'Egypte, au sage politique de son gouvernement, de même que l'appréciation des parlements du monde entier pour les efforts déployés par le Groupe égyptien, et pour le Dr. Ahmed Fathi Sorour, sa compétence académique et parlementaire.
Durant sa présidence du Conseil de l'Union interparlementaire, qui a duré trois ans, de 1994 à 1997, le Dr. Sorour a réussi à faire réaliser par l'Union de grands progrès, dont la coopération renforcée avec les Nations Unies et ses agences spécialisées, et la Déclaration mondiale de la Démocratie votée lors de la conférence du Caire et confirmant l'étroite relation du règne de la justice avec le respect des libertés de l'homme, de ses droits fondamentaux et surtout de son droit à la démocratie.
Durant son mandat, le Dr. Sorour a également accordé un large intérêt à de nombreux aspects de la vie économique et sociale : le développement, la femme et son rôle surtout dans la vie politique.
Le Groupe interparlementaire égyptien et l'Union des Parlements africains
La Déclaration d'Abidjan, votée le 27 janvier 1975, marque la concrétisation de l'idée de créer l'Union des parlements africains.
Un an plus tard, le 13 février 1976, et toujours à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le Groupe parlementaire égyptien était un des neuf Groupes fondateurs de l'Union des Parlements africains. Les années suivantes ont vu croître le nombre des parlements africains adhérant à l'Union, leurs pays ayant acquis leur indépendance et leurs assemblées représentatives ayant été élues. Selon le statut fondamental de l'Union des Parlements Africains, celle-ci vise essentiellement à consolider le rôle et la position des institutions parlementaires en Afrique, à approfondir et pratiquer la conception de la démocratie parlementaire, à promouvoir les relations entre les membres des parlements africains, et ceux des parlements des autres continents ainsi qu'à contribuer à la réalisation des objectifs de l'Organisation de l'Unité Africaine.
Dès son adhésion à l'Union des Parlements africains, le Groupe parlementaire égyptien veille à participer activement à toutes ses réunions et activités, stimulée par son engagement à la solution des problèmes et des causes du continent. Le Groupe parlementaire égyptien a d'ailleurs accueilli la treizième conférence de l'Union des Parlements africains en mars 1990 et dirigé ses travaux.
Le Groupe interparlementaire égyptien et l'Union parlementaire arabe
L'Union Parlementaire Arabe a été fondée en 1974, à Damas où s'était tenue sa conférence constituante, pour consolider les principes de la coopération arabe, approfondir les concepts et les valeurs démocratiques dans les pays de la région, organiser l'action commune de leurs Parlements en favorisant la rencontre et les échanges de vues de leurs membres, coordonner leurs efforts et unifier leurs positions dans les réunions et les organisations internationales.
Le Groupe interparlementaire égyptien, une des branches constituantes de l'Union, veille à participer régulièrement à toutes ses réunions, ordinaires et extraordinaires. Elle y tient un rôle dynamique dans l'étude des affaires et la défense des causes qui lui sont soumises, et qui reflètent les problèmes à résoudre et les défis à relever du monde arabe.
Lorsque, durant la première moitié de mai 1997, le Groupe interparlementaire égyptien a accueilli en Egypte l'Union parlementaire arabe - la vingt huitième session de son Conseil et sa septième conférence -,.ces réunions, par les thèmes discutés : l'intégration économique arabe, la création d'un marché commun arabe, et les moyens de renforcer la coopération arabe, ont marqué une étape importante dans l'histoire de l'Union. Moins d'un an plus tard, en janvier 1998,: à Louxor, le Conseil de l'Union parlementaire arabe, hôte du Groupe interparlementaire égyptien, a consacré les travaux de sa trentième session extraordinaire aux problèmes du terrorisme "entrave à la Démocratie et au Développement".
L'Egypte préside le Conseil de l'Union Parlementaire Arabe ,La confiance témoignée par les diverses sections parlementaires arabes au président de l'Assemblée du Peuple égyptien, le Dr. Ahmed Fathi Sorour, a porté celui-ci à la présidence du Conseil de l'Union Parlementaire Arabe, à partir du 1er janvier 1998, pour un mandat de deux ans. Ce vote qui a honoré pour la première fois une personnalité égyptienne, a confirmé la confiance en l'engagement de l'Egypte, gouvernement, peuple et parlement, à tous les causes et les intérêts arabes.
Le Groupe interparlementaire égyptien et le mouvement parlementaire international
Le Groupe interparlementaire égyptien veille à participer à toutes les réunions et conférences parlementaires, outre celles qui concernent les assemblées arabes, africaines et internationales
Ainsi le Groupe interparlementaire égyptien est un membre fondateur et actif de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie depuis sa création en 1968. Elle a accueilli de nombreuses réunions de l'Assemblée au sein de l'Assemblée du Peuple égyptienne.
Elle participe également à toutes les réunions parlementaires tenues au niveau de la région méditerranéenne et du continent européen dont les pays sont étroitement liés par des liens historiques, culturels et des intérêts communs. De même, elle veille à participer aux réunions de certaines organisations parlementaires opérant à l'échelle régionale et internationale dont l'Association parlementaire de l'O.T.A.N., celle de l'Organisation de la coopération économique de la Mer Noire, la Conférence parlementaire de l'AFTA etc...
L'Assemblée du Peuple veille aussi, et sans cesse, à resserrer ses liens avec les différents Groupes interparlementaires, tant au niveau bilatéral qu'au niveau multilatéral, intensifiant les visites parlementaires de délégations à ces groupes, ou accueillant les représentants de ceux-ci.
Le Groupe interparlementaire égyptien veille également à la préparation minutieuse de sa participation aux différentes conférences et réunions parlementaires internationales, par l'élaboration des mémorandums relatifs aux questions inscrites à l'ordre du jour que celles-ci concernent des questions évoquées sur le plan régional ou international, proposant des projets de résolutions ou l'inscription d'articles supplémentaires, participant enfin, de manière efficace, aux assises et débats de ces réunions parlementaires et des commissions chargées de formuler leurs décisions finales.
Et le septième chapitre de la deuxième unité du règlement intérieur discute tout les règles qui organisent Le Groupe interparlementaire.